La structure de travail

Publié dans R+0 !

La structure de travail

R+0 ! est un projet dont la configuration géographique est nécessairement complexe car ses lieux d’action et de travail se trouvent dans des nombreux Pays, et notamment en Algérie, Espagne, France, Italie, Maroc et Tunisie. La coordination du projet est basée à Tours, elle assure la communication et elle se déplace auprès des multiples participants pour permettre le suivie des activités dans les différentes pays. Le projet intègre des équipes et des experts qui travaillent en réseau à titre différent. L’équipe scientifique est basée à Tours et elle est composé par des enseignants et des ingénieurs statutaires, un ingénieur contractuel et des élèves du Département d’Aménagement de l’école Polytechnique Universitaire. Elle intègre dans sa démarche les activités de Ludovic Jonard (architecte, professionnel expert dans le domaine). L'équipe a des relais en Algérie, Espagne, Italie, Maroc et Tunisie.  

Ce projet a donné lieu à la publication de R+0 ! Développement durable et valorisation de l'héritage patrimonial dans la conception des espaces publics

Objectifs et résultats attendus

Cette recherche vise à favoriser la prise en compte des objectifs du développement durable et de la maîtrise climatique dans les projets d’aménagement urbains, dans des espaces à forte valeur patrimoniale. Elle vise aussi à analyser l’engagement dans la conception du projet des éléments principaux du développement durable en relation avec ce type d’espace - comme les services, les transports, le confort urbain, l’accessibilité, la qualité urbaine et architecturale, etc. - mais également le partage de la conception du projet entre les décideurs, les experts, les opérateurs et les utilisateurs. Les retombées attendues en termes d’aménagement sont de deux grands ordres. La définition des principes généraux et des schémas de base permettant de bien concevoir les agencements et les relations entre les différents composants de l’espace et leurs configurations au niveau R+0. Ces principes et schémas se traduisent par la réalisation d’un outil interprétatif qui permettra de rendre intelligible les systèmes d’action, c'est-à-dire les relations qui associent les acteurs en charge de transformer l’urbain. Il permettra également d’aider à analyser les agencements conçus entre lieux (espaces de vie, services, travail, etc.). Cette partie intègre l’évolution du positionnement des acteurs publics en matière de réhabilitation et de développement durable, comme l’appropriation du nouveau cadre par ses utilisateurs et l’évolution du patrimoine architectural et urbain, pour répondre aux impératifs de la durabilité. Il ne s’agit pas d’établir des modèles normatifs mais de bâtir progressivement une base de données, exemplaires de ce qu’il est possible de faire et de construire. Globalement, une analyse des variables quantitatives et qualitatives permettra de mieux comprendre les situations et de préfigurer des recommandations pour l’action dans les cadres spécifiques des quartiers consolidés. Ce projet vise à :

  • analyser les agencements conçus entre lieux (espaces de vie, services, travail, etc.),
  • bâtir progressivement une base de « données exemplaires »,
  • analyser l’évolution du positionnement des acteurs publics en matière de réhabilitation et de développement durable,
  • rendre intelligible les systèmes d’action, c'est-à-dire les relations qui associent les acteurs en charge de transformer l’urbain,
  • permettre la compréhension du fonctionnement des éléments principaux du DD en relation avec ce type d’espace et les engager dans la conception des projets,
    • les services, les transports, le confort urbain, l’accessibilité, la qualité urbaine et architecturale, etc.,
    • le partage de la conception du projet entre les décideurs, les experts, les opérateurs et les utilisateurs,
  • favoriser la prise en compte des objectifs du développement durable et de la maîtrise climatique dans les projets d’aménagement urbains, dans des espaces à forte valeur patrimoniale,
  • préfigurer des recommandations pour l’action dans les cadres spécifiques des quartiers consolidés.

contact : Prof. Sébastien Larribe - sebastien.larribe (at) univ-tours.fr 

R+0 ! le projet

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Expérimentation in situ

Les composantes architecturales et urbaines dites patrimoniales, mais aussi celles qui sont uniquement des héritages non valorisés, participent à la contemporanéité de nos villes ; leur intégration dans les dynamiques économiques et sociales d’aujourd’hui est inévitable. Cette participation doit être prise en compte dans les politiques urbaines – et dans les projets urbains – pour renvoyer à une transformation raisonnée et durable des espaces et de l’environnement urbains. Les thématiques qui sont au cœur de ce projet peuvent se retrouver dans de nombreuses situations et villes parce qu’elles prennent en compte des projets de transformation qui sont liés aux nécessités et aux mythes de la vie contemporaine.

Carte Coudoux

Nous avons choisi des terrains spécifiques pour les tester, c'est-à-dire les quartiers récents de quelques grandes villes des pays d’Afrique du Nord. Des quartiers qui ont été réalisés, dans leur forme originaire, entre la deuxième partie du XIXème siècle et la première partie du XXème. Ce sont des quartiers souvent appelés « villes nouvelles », dénomination qui renvoie à la période récente de leur « fondation » ou « villes européennes » pour renvoyer à la composition majoritaire de leurs habitants originels ou encore « villes coloniales » pour renvoyer à la situation historique qui les a vu naitre. Les questions liées à la pertinence et à la validité de ces dénominations ne font pas partie de cette étude, nous renvoyons à d’autres productions scientifiques pour l’analyse et l’estimation de la véridicité de ces définitions. Nous sommes conscients de l’existence de nombreux quartiers « nouveaux » (« jedid ») non liés à l’expérience coloniale, de la présence de locaux (indigènes dans la terminologie de l’époque) dans les quartiers dits européens, et de construction d’époque coloniale dans les enceintes des villes historiques. Pour éviter de nous faire piéger par des dénominations très connotées et chargées de significats, nous décidons ici de prendre en considération des parties récentes de ces villes qu’on appellera tout simplement « récentes », définition vague qu’on utilise pour délimiter notre champ d’action.  

Lieux, contextes et objectifs

  • Lieux : des villes méditerranéennes dotées d’un héritage architectural et urbain (XIXème et XXème siècles) riche et varié. Espaces urbains qui représentent une partie significative et essentielle du paysage actuel
  • Contextes : des transformations qui permettent d’évaluer les contraintes et les pratiques environnementales mais aussi les évolutions des modes de vie, du rôle et de la place des citadins et des institutions dans la fabrique de la ville et dans l’organisation des systèmes d’actions
  • Objectifs : contribuer à la connaissance des pratiques et aider la conceptualisation des processus d’adaptation et d’adéquation du cadre urbain et du cadre bâti à de nouveaux paramètres et de nouvelles contraintes.

 

Limites spatiales et temporelles du programme R+0 !

Carte Tunis 

Ce projet considère comme son terrain d’action prioritaire des quartiers qui sont caractérisés par une pluralité de définitions descriptives. On a déjà remarqué leurs dénominations vis-à-vis de leurs périodes de conception ou du statut et de la provenance de leurs premiers habitants. Pour trouver une plateforme commune et, en même temps pour nous éloigner des questions politiques et identitaires dont ils sont chargés, nous cherchons à donner des limites spatiales et temporelles aux sites qui intègrent l’espace d’analyse du projet en utilisant leurs caractères matériels.

Ce projet vise des sites qui ont été conçus au moment de l’intégration dans les productions architecturales et urbaines des innovations portées par la diffusion de la révolution industrielle. Dans le champ direct de la production architecturale on parle de bâtiments qui intègrent le béton armé, mais aussi les composantes structurelles en acier produit par extrusion ou bien les tuiles mécaniques. Les transformations matérielles dues à la révolution industrielles introduisent des modifications radicales aussi aux systèmes de transport, donc à la mise à disposition sur place de produits d’importation qui se substituent à des multiples matériaux locaux avec une séparation par rapport à des compétences traditionnelles qui s’étaient développées au fil du temps. Bien évidemment, les seuls paramètres matériels ne permettent pas la prise en compte de toutes les variables utiles pour une description exhaustive mais, dans les limites du projet R+0 !, cette approche est pertinente et la simplification apportée à la complexité du réel reste tolérable.  

Raisons du choix des terrains

Nous avons choisi ces terrains d’étude pour plusieurs raisons, raisons qui les positionnent vraiment au cœur des problématiques que nous intéressent, c'est-à-dire le rapport entre les acteurs de la transformation de la ville et le rapport entre le futur des villes – donc « nécessairement » durable – et son passé – donc nécessairement un héritage. Nous espérons réussir à observer et analyser objectivement ces situations et à garder un rapport scientifique à ces lieux, cependant on doit et on veut reconnaître l’intérêt spécial que nous avons par rapport à l’architecture et à la production urbaine du début de la modernité (terme pris dans son acception architecturale). Ces quartiers « récents » sont des lieux privilégiés pour l’analyse des thématiques du DD dans des espaces historiques. Il s’agit de quartiers qui ont une morphologie qu’on peut définir comme moderne, par rapport à la typologie des bâtiments, mais aussi de la voirie et des multiples services – matériels ou non – qui y sont installés. Les composantes vraiment anciennes des villes, même dans le cadre de régions et villes dont le développement anthropique est antique comme dans le bassin de la Méditerranée, ne sont désormais que très minoritaires dans les cadres de vie contemporains. Donc prendre en compte les quartiers récents nous permettra, à terme, de pouvoir élargir l’approche à la plupart des quartiers urbains, la démarche intellectuelle et les produits du projet seront exploitables à l’extérieur des terrains spécifiques du projet. Les quartiers récents, précisément à cause de leur jeunesse, sont moins chargés de questions identitaires et patrimoniales fortement historicisées. Les mythes liés à l’identité nationale, à son invention et – parfois – à la construction du « traditionnel » à l’usage du tourisme ne participent pratiquement pas des espaces récents, qui se trouvent moins contraints par ces questions qui ont un fort impact sur les choix et les modèles de transformation. En ce que concerne la typologie de ces quartiers, ils sont eux-mêmes produits avec des processus comparables à ceux des transformations contemporaines. Il y a une certaine « parentèle » dans les procédures qui nous permet d’éviter un complet « dépaysement » qui, bien que fascinant, pourrait rendre la tache de la production d’outils d’analyse trop complexe, voir impossible.

Carte Melzo

Ces quartiers issus des deux derniers siècles, sont actuellement au cœur de leurs villes, ils ont des infrastructures modernes (au sens qu’ils intègrent dès leur conception des infrastructures « de base », comme les réseaux électriques et d’assainissement), et sont en transformation rapide. Ces mutations en cours et la vitesse avec laquelle les changements s’introduisent, nous sont utiles parce qu’elles nous permettent d’analyser de près le système d’acteur, les dynamiques d’action et les processus de transformation. En même temps ces modifications posent de sérieux problèmes de sauvegarde de ces mêmes quartiers, ce qui montre le besoin de prendre position vis à vis des questions patrimoniales. Finalement, dans ces quartiers qui ont un statut complexe et non stabilisé - le débat sur leur patrimonialisation est en cours, ils sont en même temps des quartiers riches et populaires, des espaces dotés d’une forte valeur foncière, des zone de villes convoitées mais aussi délaissées … - ; l’importance du récit patrimonial et du développement durable est significative et ils représentent des territoires privilégiés pour le travail d’analyse que nous mettons en œuvre.  

Projet urbain actuel

A l’intérieur de ces espaces, le projet vise à l’analyse de projets actuels sur l’urbain. Nous considérons comme actuel un projet qui est raisonnablement en train d’introduire des modifications au tissu local et à la façon d’habiter les lieux pris en considération. On peut estimer comme pertinent aussi bien un projet conçu, affiché et pas encore véritablement commencé, qu’un projet réalisé depuis quelques années mais qui n’a pas encore terminé sa phase « d’adaptation », c'est-à-dire que les transformations induites par le projet sur l’habitat ne sont pas encore stabilisées. Dans les cas d’étude, nous avons évité de prendre en considération des projets uniquement conçus et affichés mais on a choisi des projets en chantier (même si, dans le cas casablancais l’ouverture du chantier a été suivie presque immédiatement par un arrêt des travaux …).  

Transformations stabilisées, ville consolidée ?

Carte Veynes

Dans le cadre de ce projet, nous sommes portés à utiliser des termes qui sont, parfois, ambigus. On a déjà abordé la question de l’héritage récent, escamotage linguistique pour contourner le caractère limitant, et parfois négatif, des dénominations habituelles de ces sites (colonial, déco, européen…). Nous utilisons aussi « transformations stabilisées » et « ville consolidée ». Ces dénominations ne sont évidemment pas correctes dans l’absolu parce que les villes sont toujours en mutations et les transformations ne se stabilisent pas. Mais nous voulons indiquer ainsi un niveau de tolérance qui nous permet de prendre en considération le corpus matériel de notre recherche comme un objet fixe con3talt, ses mutations en cours restant finalement dans les limites du négligeable. C’est ainsi que les transformations se stabilisent quand elles ont atteint un niveau d’intégration avec leur environnement qui les fait rentrer dans la « normalité », c'est-à-dire que les transformations urbaines ne sont plus extra-ordinaires. Dans le même sens, nous considérons une partie de ville « consolidée » quand elle a atteint le niveau imaginé au moment de sa conception ou bien quand les modifications qui interviennent sont ordinaires ; c'est-à-dire, celles qui interviennent dans la « normalité » d’une ville.

R+0 ! l'outil

Publié dans R+0 !

Avant la présentation de l’outil, on tient à rappeler rapidement les attentes qu’on avait des deux premiers livrables du projet, attentes qu’on ne doit pas renier. – La grille d’analyse - interroge les terrains et recueille les réponses Il s'agit d'un outil d’interrogation. Testé sur les terrains et ensuite améliorée tout au long de la recherche, il est destiné aux professionnels qui auront à leur disposition un outil spécifique pour analyser les actions et configurer leur propre action. Il contient des indicateurs qui permettent d’analyser un espace public et son premier voisinage dans une perspective de durabilité et d’estimer la capacité d’un projet à répondre aux questions patrimoniales et de DD. La pertinence de ces indicateurs et de ces notions résulte de l’analyse de plusieurs terrains et d’autres connaissances déjà acquises. Ces indicateurs et ces notions portent sur l’ingénierie du projet et son résultat, la conception de l’espace. 

L’outil interprétatif propose une procédure pour la compréhension des processus  

Cet outils se base sur les cas d’étude et les comparaisons réalisées, il vise à rendre intelligible les interactions entre les processus de transformation de l’espace bâti et les nécessités introduites par la recherche de la durabilité de l’habitat urbain. Il pourra aider des professionnels et administrateurs publics dans la difficile tâche de piloter nos villes vers une durabilité affirmée. Un outil interprétatif composé par des représentations graphiques et cartographique. Cet outil vise à rendre intelligible par l’exemple, l’organisation du projet et son résultat, par les indicateurs et notions. Cet outil interprétatif est d’autant plus important que le ménagement du patrimoine architectural colonial est l’un des deux volets les plus importants du projet de recherche. Bien entendu, la valeur de l’outil doit se baser sur ses contenus. C’est pourtant vrai que la forme de notre outil et sa maniabilité sont à prendre en considération pour en permettre l’usage. C’est ainsi que nous réfléchissons sur l’ergonomie de l’outil et de son utilisation. La prise en compte des instances « inusuelles » proposées par R+0 ! doit se faire avec le moins d’efforts possibles de la part du public cible. Nous estimons que ceux qui désirent élever le niveau de complexité existant dans leurs activités – et notamment avec l’introduction d’une réflexion croisée sur les enjeux patrimoniaux et durables – ont déjà de nombreuses difficultés d’action et il est indispensable de proposer une approche exempte de tout alourdissement non indispensable. Nous sommes conscients que, dans la pratique, nos questionnements se situent dans la périphérie opérationnelle du travail des acteurs – et pas nécessairement à cause de mauvaise volonté –, le risque de rejet ou d’expulsion du cadre interactif est très fort.

Convivial (friendly)

La première des caractéristiques de l’outil doit être sa convivialité. L’usage doit pouvoir se faire par des experts comme par des néophytes, sans des séances préalables de compréhension de l’outil et de son fonctionnement de base. Pour reprendre une terminologie du monde numérique, nous visons à un instrument « transparent », qui ne touche pas l’usager par la complexité de son fonctionnement. Le public-cible nécessite un produit clair et d’usage simple, aisément exploitable et configurable selon nécessité. C’est l’outil qui doit se montrer capable d’intégrer les processus d’action des personnes cibles et non ces dernières qui doivent se montrer capables d’intégrer l’outil dans leur processus d’action. 

 

Reconnaissable et legitimable

Il est souhaitable que l’outil proposé – et les procédures demandées pour sa mise en place – soit compatible et semblable à ceux que les acteurs – professionnels, experts, habitants … – utilisent déjà. L’introduction d’une toute nouvelle procédure n’est pas envisageable car elle introduit des difficultés rarement intégrables dans les activités ordinaires des operateurs du terrain, qui fatiguent à adopter de nouveaux processus d’action. En même temps, une procédure reconnue est aussi plus facilement légitimée. Pour l’instant, il n’existe pas de réglementation claire, appliquée et reconnue sur le sujet de la durabilité des projets sur l’urbain patrimonialisé. Il est donc fondamental d’imaginer une sorte de « légitimation informelle » qui, seule, pourrait supporter la prise en charge de nouvelles variables opérationnelles. La proposition d’une liaison avec le « déjà connu » est donc opportune ; nous ne voulons pas introduire un nouveau terme d’éloignement entre operateurs et contexte opérationnels. Probablement, on sera amené à regarder vers les procédures de protection du patrimoine mobilier et immobilier, procédures qui, même si perfectibles, ont le mérite d’exister, de fonctionner et d’avoir une légitimité certaine et prouvée (quoique souvent contestée). Ce positionnement prend en compte la connaissance des procédures patrimoniales par les acteurs qui agissent sur les espaces patrimoniaux. Télécharger l'outil en version operable (Microsoft Excel) >> Rplus0_fiche publique  

Système ouvert

Notre outil est conçu comme un système ouvert, c'est-à-dire qu’il est prêt à ouvrir des rapports avec le monde extérieur, avec ou sans notre apport. Le système doit fonctionner par lui même, mais il doit aussi fonctionner en tant que base pour des passages successifs ou même accepter les modifications indispensables pour devenir une composante – un apps on ? – du système d’action des opérateurs qui décident de l’intégrer dans leurs instruments. Il doit donc ouvrir à des espaces d’« approfondissements » spécifiques, condition indispensable pour suivre et analyser des projets d’envergure et composition multiples. Nous laissons volontairement des nombreuses porosités à notre outil qui, de cette façon, garde ouvertes de nombreuses possibilités d’interfaces. 2013-11-19 10:27:23 Avant la présentation de l’outil, on tient à rappeler rapidement les attentes qu’on avait des deux premiers livrables du projet, attentes qu’on ne doit pas renier. – La grille d’analyse - interroge les terrains et recueille les réponses Il s'agit d'un outil d’interrogation. Testé sur les terrains et ensuite améliorée tout au long de la recherche, il est destiné aux professionnels qui auront à leur disposition un outil spécifique pour analyser les actions et configurer leur propre action. Il contient des indicateurs qui permettent d’analyser un espace public et son premier voisinage dans une perspective de durabilité et d’estimer la capacité d’un projet à répondre aux questions patrimoniales et de DD. La pertinence de ces indicateurs et de ces notions résulte de l’analyse de plusieurs terrains et d’autres connaissances déjà acquises. Ces indicateurs et ces notions portent sur l’ingénierie du projet et son résultat, la conception de l’espace. – L’outil interprétatif propose une procédure pour la compréhension des processus  Cet outils se base sur les cas d’étude et les comparaisons réalisées, il vise à rendre intelligible les interactions entre les processus de transformation de l’espace bâti et les nécessités introduites par la recherche de la durabilité de l’habitat urbain. Il pourra aider des professionnels et administrateurs publics dans la difficile tâche de piloter nos villes vers une durabilité affirmée. Un outil interprétatif composé par des représentations graphiques et cartographique. Cet outil vise à rendre intelligible par l’exemple, l’organisation du projet et son résultat, par les indicateurs et notions. Cet outil interprétatif est d’autant plus important que le ménagement du patrimoine architectural colonial est l’un des deux volets les plus importants du projet de recherche. Bien entendu, la valeur de l’outil doit se baser sur ses contenus. C’est pourtant vrai que la forme de notre outil et sa maniabilité sont à prendre en considération pour en permettre l’usage. C’est ainsi que nous réfléchissons sur l’ergonomie de l’outil et de son utilisation. La prise en compte des instances « inusuelles » proposées par R+0 ! doit se faire avec le moins d’efforts possibles de la part du public cible. Nous estimons que ceux qui désirent élever le niveau de complexité existant dans leurs activités – et notamment avec l’introduction d’une réflexion croisée sur les enjeux patrimoniaux et durables – ont déjà de nombreuses difficultés d’action et il est indispensable de proposer une approche exempte de tout alourdissement non indispensable. Nous sommes conscients que, dans la pratique, nos questionnements se situent dans la périphérie opérationnelle du travail des acteurs – et pas nécessairement à cause de mauvaise volonté –, le risque de rejet ou d’expulsion du cadre interactif est très fort.